Non Violence XXI est une association française qui
collecte des dons et des legs depuis 2001, dans le
but de financer des projets à caractère non-violent
et de promouvoir la culture de la non-violence au
21ème siècle en France et dans le monde

Vos Dons pour la Non-Violence

Le  siècle  qui  vient  de  s’achever  a  été  le  siècle  des  crimes  contre  l’humanité

Le  siècle  qui  vient  de  s’achever  a  été  le  siècle  des  crimes  contre  l’humanité  où  les  morts  se  sont comptés  en millions. Il a aussi été celui de l’apparition et du développement de luttes et résistances non violentes pour les droits de la personne humaine sur l’ensemble des continents. Citons Gandhi et la lutte pour l’indépendance  de  l’Inde,  Martin  Luther  King  et  le  combat  pour  les  droits  civiques,  mais  aussi  des mouvements  comme  Solidarnosc,  et  les  Mères  de  la  Place  de  Mai  ou  les  Paysans  du  Larzac.  Ces résistances, souvent populaires, contre la colonisation, le racisme, les dictatures ou l'autoritarisme d'état ont profondément marqué le XXème siècle.

L’analyse de ces combats non-violents a permis de mieux cerner la signification du concept de non-violence  dont  l’origine  remonte  aux  temps  les  plus  anciens. 

La  non-violence  est  à  la  fois  une  exigence philosophique, une sagesse spirituelle, une stratégie de lutte et de résistance et une méthode de résolution des conflits. La cohérence entre la fin poursuivie et les moyens employés permet de concilier l’efficacité dans l’action et l’exigence éthique de respect de l'autre.

La  non-violence  commence  à  être  prise  au  sérieux  jusque  dans  les  plus  hautes  sphères  des organisations  internationales  comme  en  témoigne  une  série  de  déclarations  officielles  à  la  fin  du  XXème siècle :

New-York, le 10 novembre 1998 :

L’assemblée générale de l’ONU déclare la décennie 2001-2010 : “ Décennie Internationale pour une Culture de Non-violence et de Paix pour les Enfants du Monde ”.

Paris, le 24 octobre 1999 :

“ …  Une culture de paix et une philosophie de non-violence devraient être diffusées dans le respect mutuel de toutes les diversités par le biais de l’éducation formelle, informelle et non formelle…. ” (extrait du Manifeste  de  la  Jeunesse  pour  le  XXIème  siècle ”  remis  par  le  Parlement  Mondial  des  Enfants  à  Laurent Fabius, Président de l’Assemblée Nationale Française et à Federico Mayor, Directeur Général de l’UNESCO).

Janvier 2000 : “ Le manifeste pour une culture de la paix et de la non-violence ”

“ Ensemble,  construisons ce monde, en commençant par signer le Manifeste 2000, par lequel chacun d’entre  nous  s’engage  à  pratiquer  dans  sa  famille,  sa  communauté  et  son  lieu  de  travail  les principes universels  d’une  culture  de  paix,  de  non-violence  et  d’harmonie ”  déclare  Koïchiro  Matsuura,  nouveau Directeur Général de l’UNESCO, à l’occasion de l’Année internationale de la culture de la paix.

La violence qui domine toutes les civilisations ne permet pas d’imaginer et de construire un avenir où les êtres humains vivraient en bonne harmonie les uns avec les autres. Elle véhicule des modes de pensée et des comportements qui perpétuent de génération en génération des attitudes contraires aux objectifs d’une véritable  démocratie  et  aux  droits  de  la  personne  humaine.  Elle  enferme  la  pensée  dans  une  logique  qui n’offre d’autre alternative que la violence ou la lâcheté.

Développer une culture de non-violence, c’est d’abord rompre avec tous les processus de légitimation de  la  violence 

derrière  lesquels  trop  de  communautés  et  d’états  se  cachent  pour  commettre  les  pires atrocités.  Développer  une  culture  de  non-violence,  c’est  rechercher  les  voies  d’un  exercice  non-violent  de l’autorité dans toutes les situations de pouvoir.

Développer  une  culture  de  non-violence,  c’est  apprendre  à  réguler  les  inévitables  conflits 

qui surviennent,  à  l’école,  dans  l’entreprise,  dans  les  quartiers,  mais  aussi  sur  le  plan  international,  par  des moyens  excluant  clairement  la  violence.  On  observe  déjà,  en  France  comme  dans  beaucoup  de  pays,  le développement  des  pratiques  de  médiations  dans  de  nombreux  secteurs  de  la  société,  l’introduction  de  la non-violence  dès  l’école  et  l’expérimentation  d’interventions  civiles  non  armées  dans  des  conflits  locaux.  Il apparaît  un  début  de  “ professionnalisation ”  de  la  régulation  non-violente  des  conflits,  notamment  dans  le secteur de la formation.

Développer  une  culture  de  non-violence,  c’est  également  rechercher  des  réponses  constructives, humaines, face à la mondialisation des violences économiques, environnementales et sociétales.