« Pourquoi la non-violence est-elle révolutionnaire ? »

Depuis deux ans, la traduction d’un livre d’un anarchiste américain, Peter Gelderloos (2006), intitulé « Comment la non-violence protège l’Etat » fait un tabac sur internet et vient faire écho aux difficultés rencontrées par les acteurs non-violents dans leurs actions : débordements violents à Bure (après ceux de Notre-Dame des Landes), interventions des Black blocs dont certains ne sont pourtant pas opposés à l’usage de la non-violence, et montée en puissance de l’idée de « complémentarité des tactiques »… Si certaines critiques méritent d’être entendues, la non-violence n’ayant jamais eu vocation à donner des leçons aux autres mais plutôt à proposer une réflexion collective et constructive sur les moyens les plus adaptés et les plus efficaces pour créer les conditions d’un changement, nombreuses sont celles qui véhiculent des idées reçues sur la non-violence. Cela nous paraît dangereux et nous a incité à réagir en lançant une grande campagne afin d’une part de répondre à ce qui nous semble être des contre-vérités, d’autre part de mettre davantage en lumière des aspects méconnus de la non-violence. Ce projet, imaginé en octobre dernier, prend encore plus d’importance avec la survenue des « Gilets jaunes » en novembre 2018 et les luttes sociales et climatiques qui se sont intensifiées. Dans cette optique, nous avons récemment lancé plusieurs initiatives dont l’édition de cette brochure :

– Édition de la revue « Pourquoi la non-violence est-elle révolutionnaire ? » ;
– Diffusion d’une lettre ouverte « À tous ceux qui souhaitent vraiment changer les choses… » ;
– Événements publics et causeries citoyennes afin d’échanger tous ensemble ;
– Conférences gesticulées ;
– Édition d’un mini-guide sur le potentiel de la non-violence en matière de lutte ;
– Intensification des formations aux méthodes d’action non-violente.

Notons que cette campagne a été rendu possible grâce au soutien de la fondation Un Monde Par Tous, partenaire de longue date de Non-Violence XXI, et à une subvention européenne obtenue grâce au député européen José Bové (retrouvez son interview sur la page du blog) et au groupe parlementaire Les Verts / ALE.